dÉcret relatif aux nouvelles dispositions relatives au congÉ pour raison de santÉ
Le décret n° 2026-705 du 29 juillet 2026 modifie les règles relatives aux congés pour raisons de santé et au temps partiel thérapeutique (TPT) pour les agents publics, titulaire et contractuels. Ces règles sont applicables depuis le 1er août 2026 pour le TPT et 1er septembre pour les congés pour raisons de santé. Les obligations des agents sont ainsi renforcées : Recours à un certificat sécurisé et dématérialisé obligatoire À l’instar du privé et des agents contractuels, le médecin établit les arrêts via un certificat sécurisé et dématérialisé. Les prolongations devront être effectuées par le médecin auteur de l’arrêt initial sauf exceptions (recours à un médecin spécialiste, hospitalisation, médecin remplaçant). Plafonnement des arrêts maladie Pour rappel le décret n°2026-498 du 12 juin 2026 modifie le Code de la Sécurité sociale et plafonne la durée des arrêts maladie à 31 jours pour un 1er arrêt et 62 jours pour une prolongation. Contrôle renforcé de l’employeur L’employeur pourra contrôler la présence de l’agent à son domicile lorsque les sorties ne sont pas autorisées ou durant les heures de présences obligatoires. La mesure est valable pour les agents placés en congé maladie ordinaire, CITIS, longue maladie (CLM) ou longue durée (CLD). Ce contrôle administratif s’effectue par une personne dûment habilitée par l’autorité territoriale. Ensuite, en cas d’absence injustifiée ou de refus de contrôle, la collectivité pourra interrompre le versement de la rémunération. Enfin, pour les agents contractuels : pas de contrôle de présence mais une possibilité de demander un examen par le médecin agréé. La collectivité pourra interrompre le versement de la rémunération en cas de refus. Suppression de l’avis du conseil médical pour les renouvellements de CLM/CLD À compter du 1er septembre 2026, l’employeur ne sollicite plus le conseil médical en formation restreinte pour avis sur le renouvellement d’un congé de longue maladie ou d’un congé de longue durée après épuisement des droits à plein traitement. Le congé de longue maladie et le congé de longue durée sont accordés ou renouvelés par périodes de six mois maximum selon les nouvelles modalités fixées par l’article 15 du décret et qui renvoient au code de la sécurité sociale (plafonnement des arrêts à 62 jours). Limitation des cas de saisine du Conseil Médical Supérieur Le décret supprime la possibilité pour les agents de saisir le conseil médical supérieur lorsque le conseil médical formation restreinte rend un avis concordant avec l’avis du médecin agréé. Nouveau régime du temps partiel thérapeutique (TPT) - Pour les agents titulaires et contractuels en CMO ou sans CMO, l’employeur public répond sous 30 jours à toute demande (initiale ou renouvellement)
- Pour les agents en CLM ou CLD, CITIS ou disponibilité d’office pour raison de santé, la décision intervient au plus tard à la date de reprise.
- Le refus ou l’interruption sont motivés :
- Pour nécessité de service après un entretien avec l’agent.
- Pour raison médicale après l’avis du médecin agréé.
- Le TPT peut être prescrit pour une durée pouvant aller jusqu’à 1 an sans périodicité obligatoire.
- Fin du contrôle systématique au-delà de 3 mois.
Possibilité de suivre des actions de formation ou bilan de compétences pendant un arrêt de travail À compter du 1er septembre 2026, sous réserve de l’accord du médecin agréé, un agent en CMO, CITIS, CLM, CLD pourra suivre une action de formation pendant son arrêt de travail. Création de visites de pré-reprise À compter du 1er janvier 2028, pour les arrêts de travail supérieurs à 30 jours, le médecin agréé, en lien avec le médecin traitant, pourra solliciter le médecin du travail pour préparer les modalités de reprise ou envisager des actions de formation. Des précisions sont attendues sur ce sujet.
|